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Poème : Le soleil est venu en Décembre

Aujourd'hui, le soleil est venu, transperçant le ciel gris, il voulait être de la fête… Sans confetti, sans bruit, une douce fête ouatée, parce que certains moments se marquent d'un seul pétale de pensées… Le souvenir des inquiétudes, le rappel d'une heure sans retour, et quelques lettres de départ sont encore gravées dans une date. Une nuit, sur mon échelle de fleurs, je suis montée sur la lune, comme souvent, pour lui dire qu'en rêve je voulais revivre un instant, celui des pas sous l'auvent de misère… J'ai dit à la lune que si elle voulait, je sentirais encore l'odeur de betteraves cuites, caresserais les verts pâturages écaillés des murs, et partirais en quelques pas dans le silence feutré sous les sapins. Le rêve m'a emmenée là-bas, et j'ai gravé, dans le bois pie d'un bouleau, que je n'étais pas venue pour couper des racines, mais ajouter les miennes. Le chemin n'est plus bordé des datchas aux couleurs tendres de bonbons, la neige a une autre saveur, mais j'entends encore, comme dans un rêve, les mots nés dans ce jour blanc… Demain sera différent, car il sera… Étincelle au milieu de l'hiver… Couleur des neiges baignées de lumière… Envol des moineaux vers leur nouveau nid… Matins réinventés… Baisers sur le front… Rosée de la nuit au coin des yeux… Éclose, la petite fleur d'espoir… © Texte déposé - n°SEZ717C

Membre du collectif des Poètes mal famés

On ne dit pas la poésie comme une messe, la voix qui porte les mots ne peut venir des résonances des cathédrales, au risque de porter des "raisonnances" soumises aux diffractions "déshumaines". Elle pleurerait qu'on l'enfonce sous un timbre digne d'une oraison funèbre, parce qu'elle est vivante !
La poésie a des semelles usées de poussières anciennes et des rues et chemins de demain. Elle arpente aujourd'hui...
Elle siffle sous les bosquets insolents de l'été comme sous les gouttières brûlées des hivers citadins. Elle se balade sur le bitume, elle rampe et vole, mâche une herbe folle en recomptant les pierres des murets en terrasse de nos histoires profondes.
Que la poésie s'encorde de gouaille ou d'un son cristallin perçant le coeur des soprani, elle ne déclame rien, elle "n'enchaire" rien, c'est une rôdeuse, maraude, même dans ses mots les plus précieux, la voix ne peut l'engloutir de "pompesques" morgues...

© M.H

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"La télé est un soin palliatif pour le cerveau qui s'éteint" © G.H

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