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Petit Enfant

Quelque part dans l´Oural où il fait si froid dehors un petit garçon vit dans un petit orphelinat où un jour il a rencontré une douce future maman et un tendre futur papa.


-Petit Enfant, tu as des soucis et ton sort est lié au temps qui passe, tout n´est pas parfait dans ta jolie tête blonde, mais, Petit Enfant, bientôt ta douce Maman et ton tendre Papa feront réparer tout ça.

N´aies pas peur Petit Enfant, puisque tous t´ont promis que tu quitteras bien vite l´Oural si froid pour rejoindre un joli coin de paradis où ta Maman et ton Papa te montreront que la vie peut-être merveilleuse, marchant le long des chemins bordés de haies où tu entendras de joyeux gazouillis comme signe de bienvenue.

Petit Enfant, tu auras une sœur qui viendra de l´Oural comme toi, vous arriverez ensembles et rendrez heureux la douce Maman et le tendre Papa par vos cris de petits enfants joyeux comme les gazouillis des oiseaux des haies.

Tu sais, ta Maman et ton Papa font tout pour aller te chercher vite, n´aies pas peur !

Il y a même une tatie au loin qui fait briller des petites lumières pour les soutenir, et des amis qui prient comme ils peuvent.

Il faut tenir, Petit Enfant, l´hiver arrive mais avant le nouveau printemps tu seras avec ta nouvelle famille et les soucis de ta jolie petite tête s'envoleront, ta Maman et ton Papa y veilleront, ils ont tout prévu. N´aies pas peur !

Le printemps est là Petit Enfant, mais, que fais-tu ?

Petit Enfant ?

Tu ne réponds plus ?


Petit Enfant n´entend pas, il dort maintenant.
Petit Enfant, s´il se réveille, ne verra plus les choses comme avant.
Petit Enfant ne pouvait pas attendre, il n´avait pas tout son temps, lui, mais d´autres ont pris le leur.


© Marie Hurtrel 2006
Texte déposé - n°SEZ7173


Membre du collectif des Poètes mal famés

On ne dit pas la poésie comme une messe, la voix qui porte les mots ne peut venir des résonances des cathédrales, au risque de porter des "raisonnances" soumises aux diffractions "déshumaines". Elle pleurerait qu'on l'enfonce sous un timbre digne d'une oraison funèbre, parce qu'elle est vivante !
La poésie a des semelles usées de poussières anciennes et des rues et chemins de demain. Elle arpente aujourd'hui...
Elle siffle sous les bosquets insolents de l'été comme sous les gouttières brûlées des hivers citadins. Elle se balade sur le bitume, elle rampe et vole, mâche une herbe folle en recomptant les pierres des murets en terrasse de nos histoires profondes.
Que la poésie s'encorde de gouaille ou d'un son cristallin perçant le coeur des soprani, elle ne déclame rien, elle "n'enchaire" rien, c'est une rôdeuse, maraude, même dans ses mots les plus précieux, la voix ne peut l'engloutir de "pompesques" morgues...

© M.H

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"La télé est un soin palliatif pour le cerveau qui s'éteint" © G.H

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