Douloureux courage à fleurir le désert...
Où es-tu mon petit...Là-bas...
Qui es-tu mon enfant...Parmi des millions...
Quelque part dans le monde, tes yeux regardent un ciel, bleu peut-être, ou gris...
Ta peau est caressée par quel soleil où je rêve de réchauffer plus que mes épaules...
Je te cherche où tu n'es pas encore, dans ma maison, dans ma vie...
Commencer le parcours un matin, en ne nommant pas, qui nommer, qui appeler d'ailleurs...
L'enfant sans visage est déjà dans mon cœur et mes mains qui se tendent, vides, tellement vides, esquissent le dessin d'une route dans la brume...
J'ai cherché longtemps dans les coulisses d'une vie de miroirs obscurcis pour trouver la porte s'ouvrant sur le fleuve tranquille, aux rives fleuries...
De porte n'y avait pas, j'ai vu une fenêtre, toute petite, à peine assez large pour passer la tête...
Mais de porte n'y avait pas, alors j'ai posé une main sur le bord de la fenêtre, si petite, passé la tête et vu.
De l'autre côté le fleuve, dans la brume...
Pas de fleur sur les rives à mes yeux, j'accuse la brume...
Les fleurs existent, je le sais.
C'est là que je dois être, sur le fleuve aux beautés invisibles, je dois passer la fenêtre et atteindre l'eau, pour enfin flotter et m'émerveiller dès que le soleil aura chasser le voile du temps...
Mais il faut passer la fenêtre...
© Marie Hurtrel 2005
Texte déposé - n°5H27182
On ne dit pas la poésie comme une messe, la voix qui porte les mots ne peut venir des résonances des cathédrales, au risque de porter des "raisonnances" soumises aux diffractions "déshumaines".
Elle pleurerait qu'on l'enfonce sous un timbre digne d'une oraison funèbre, parce qu'elle est vivante !
La poésie a des semelles usées de poussières anciennes et des rues et chemins de demain. Elle arpente aujourd'hui...
Elle siffle sous les bosquets insolents de l'été comme sous les gouttières brûlées des hivers citadins. Elle se balade sur le bitume, elle rampe et vole, mâche une herbe folle en recomptant les pierres des murets en terrasse de nos histoires profondes.
Que la poésie s'encorde de gouaille ou d'un son cristallin perçant le coeur des soprani, elle ne déclame rien, elle "n'enchaire" rien, c'est une rôdeuse, maraude, même dans ses mots les plus précieux, la voix ne peut l'engloutir de "pompesques" morgues...
© M.H
Site déposé n°UGZ218B. Textes déposés © n°SEZ7178 et © n°UGZ218C et suivants. ... |
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