La vie emporte d’un côté et de l’autre
L’abandon est là en nécessité
De soi un don
Le semis des graines riches en devenir inventé
Est vaine oeuvre d’une vie exsangue
à remettre sur la toile
Sous les pinceaux de la liberté
Dans mes mains les pinceaux
Dans mes yeux les couleurs
Manque la toile
Les veines vides et l’incandescent coeur
Exhumé
Inhumé
Fumerolles et feux follets se mêlent
Comment savoir
Lequel brûle lequel émane
Ma source plonge au fond du spasme universel
Des êtres
En râles ultimes entrés
Un jour
Une heure
La demande est sans grâce
Et je vole à l’instant la plume de ma liberté
En assauts mes nuages
Imposent de rendre les roses à leurs nécessités
Ma route étroite n’accepte que mon pas
Les bivouacs de mon âme jalonnent mon espérance
Aux douces saveurs mêlées
Je me donne mains et âme
© Marie Hurtrel
texte déposé n°UGZ2299
On ne dit pas la poésie comme une messe, la voix qui porte les mots ne peut venir des résonances des cathédrales, au risque de porter des "raisonnances" soumises aux diffractions "déshumaines".
Elle pleurerait qu'on l'enfonce sous un timbre digne d'une oraison funèbre, parce qu'elle est vivante !
La poésie a des semelles usées de poussières anciennes et des rues et chemins de demain. Elle arpente aujourd'hui...
Elle siffle sous les bosquets insolents de l'été comme sous les gouttières brûlées des hivers citadins. Elle se balade sur le bitume, elle rampe et vole, mâche une herbe folle en recomptant les pierres des murets en terrasse de nos histoires profondes.
Que la poésie s'encorde de gouaille ou d'un son cristallin perçant le coeur des soprani, elle ne déclame rien, elle "n'enchaire" rien, c'est une rôdeuse, maraude, même dans ses mots les plus précieux, la voix ne peut l'engloutir de "pompesques" morgues...
© M.H
Site déposé n°UGZ218B. Textes déposés © n°SEZ7178 et © n°UGZ218C et suivants. ... |
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