Site déposé © n°UGZ218B. Site déposé © M.C.Hurtrel prose-poetique.com Textes déposés © n°SEZ7178 et suivants.
Bookmark and Share

Vandale, petit brigand

Petit brigand
Petit vandale
Comment veux-tu que je t'appelle

Petit peut-être ou pas
Mais contre toi
Une plainte j'ai déposé
A l'heure de la colère dépassée
Juste parce qu'il est d'usage
Et parce que maudit sois-tu
Tu m'as donné bien du souci
Contrariée
Et bien embêtée je le suis encore

Petit vandale
Petit brigand
Je te dois mes ennuis du moment
Et un dépit de quelques heures
Qui a cerné mes yeux par en-dessous
Du bleu des myrtilles et de mes insomnies

Petit brigand
Saccageur de biens et de tranquillité
Tu as pour un feu de joie
Fait un feu de rien
Brûlé une voiture et ma journée

Mais petit vandale
Sache que sans toi
Trois vies sur terre ne se compteraient plus
Petit n'aies pas peur de moi ni d'un juge
Aujourd'hui je sais ce que je te dois
Les vies les plus chères à mon âme

Petit brigand
Petit vandale
Mes prières ce soir sont pour toi
Comme quelques fleurs
Une poignée de main
Prends tout et mon merci
D'avoir saccagé la faux de la Camarde
En permettant une mécanique trouvaille
Présageant de moments plus brûlant que ta fête nocturne

© Marie Hurtrel
texte déposé n°UGZ2598


Membre du collectif des Poètes mal famés

On ne dit pas la poésie comme une messe, la voix qui porte les mots ne peut venir des résonances des cathédrales, au risque de porter des "raisonnances" soumises aux diffractions "déshumaines". Elle pleurerait qu'on l'enfonce sous un timbre digne d'une oraison funèbre, parce qu'elle est vivante !
La poésie a des semelles usées de poussières anciennes et des rues et chemins de demain. Elle arpente aujourd'hui...
Elle siffle sous les bosquets insolents de l'été comme sous les gouttières brûlées des hivers citadins. Elle se balade sur le bitume, elle rampe et vole, mâche une herbe folle en recomptant les pierres des murets en terrasse de nos histoires profondes.
Que la poésie s'encorde de gouaille ou d'un son cristallin perçant le coeur des soprani, elle ne déclame rien, elle "n'enchaire" rien, c'est une rôdeuse, maraude, même dans ses mots les plus précieux, la voix ne peut l'engloutir de "pompesques" morgues...

© M.H

SIREN 513018309
Site déposé n°UGZ218B. Textes déposés © n°SEZ7178 et © n°UGZ218C et suivants.
...
  • .
  • .
  • .
Page Rank
"La télé est un soin palliatif pour le cerveau qui s'éteint" © G.H

copyright prose-poetique.com