Inconsistance d’on
On
Déduit
Brouille
Et
Un
Six stances
En quoi un dire sert-il
En quoi sert la fable
Et d’une couche ajoutée à l’autre
Comme un fiel bu bavé
Naît la nécessité du faire à croire
Le on sait tout et même ce que On ne sait pas
Surtout
Sur tout
On dira tout ce qui est et pas
En syncope
Sur sa défaillance greffe
Des certitudes
Composées
On invente le tout savoir
Tout
La vomissure est sa grammaire
La peur du vide son orthographe
On brode sans fil
On coud son outre flapie
Et rustine et pompe et colle
On se perd en fabule sous fibule
Et de faits recoud sa fable
On perd son nord dans son sac
Sac à tocs
Ses glandes toxiques
On secoue sa sonnette ses crocs
S’agite comme une crécelle en bout de langue
En quoi sert la table
En quoi un rire sert-il
Je ris
© Marie Hurtrel
On ne dit pas la poésie comme une messe, la voix qui porte les mots ne peut venir des résonances des cathédrales, au risque de porter des "raisonnances" soumises aux diffractions "déshumaines".
Elle pleurerait qu'on l'enfonce sous un timbre digne d'une oraison funèbre, parce qu'elle est vivante !
La poésie a des semelles usées de poussières anciennes et des rues et chemins de demain. Elle arpente aujourd'hui...
Elle siffle sous les bosquets insolents de l'été comme sous les gouttières brûlées des hivers citadins. Elle se balade sur le bitume, elle rampe et vole, mâche une herbe folle en recomptant les pierres des murets en terrasse de nos histoires profondes.
Que la poésie s'encorde de gouaille ou d'un son cristallin perçant le coeur des soprani, elle ne déclame rien, elle "n'enchaire" rien, c'est une rôdeuse, maraude, même dans ses mots les plus précieux, la voix ne peut l'engloutir de "pompesques" morgues...
© M.H
Site déposé n°UGZ218B. Textes déposés © n°SEZ7178 et © n°UGZ218C et suivants. ... |
||||||
|
||||||
| |
![]() |
|||||