Sur la route aux bleuets, un jour, j'ai posé mes pas.
Jusqu'au soleil couchant, j'ai marché vers l'horizon,
Noyée dans l'outremer embrassant l'alizarine…
Deux gouttes de rosée, dans un pétale de rose, bues comme divin nectar,
M'ont donné le goût des heures et le parfum d'amour.
Suave odeur de lilas, caresse de la brise,
Un printemps, pas comme un autre, a vu naître une danse, dans l'infini...
Une main vers le ciel, le cœur dans les étoiles,
Je cherche mon rêve au-delà des nuages.
Si lointaine image de tes yeux, qu'elle inonde mes nuits de lumière !
Tellement douce évocation de tes mains, qu'elle apaise l'obscurité…
Viens, je t'invite à une ronde, sur la musique de mes nuits blanches…
Viens, accroche à la voûte céleste l'étincelle qui manque à mes étoiles…
© Marie Hurtrel 2008
Texte déposé - n°SEZ7182
On ne dit pas la poésie comme une messe, la voix qui porte les mots ne peut venir des résonances des cathédrales, au risque de porter des "raisonnances" soumises aux diffractions "déshumaines".
Elle pleurerait qu'on l'enfonce sous un timbre digne d'une oraison funèbre, parce qu'elle est vivante !
La poésie a des semelles usées de poussières anciennes et des rues et chemins de demain. Elle arpente aujourd'hui...
Elle siffle sous les bosquets insolents de l'été comme sous les gouttières brûlées des hivers citadins. Elle se balade sur le bitume, elle rampe et vole, mâche une herbe folle en recomptant les pierres des murets en terrasse de nos histoires profondes.
Que la poésie s'encorde de gouaille ou d'un son cristallin perçant le coeur des soprani, elle ne déclame rien, elle "n'enchaire" rien, c'est une rôdeuse, maraude, même dans ses mots les plus précieux, la voix ne peut l'engloutir de "pompesques" morgues...
© M.H
Site déposé n°UGZ218B. Textes déposés © n°SEZ7178 et © n°UGZ218C et suivants. ... |
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