Sous la poussière du silence tombée
Avec
Vous avez cherché les pierres posées
Dans la cacophonie guerrière
Forts
De démarteler juste
Juste la justesse
Du propos
à
Dire écrire rappeler savoir
Les raisons
Jusqu’aux déraisons
Des visages
Des convictions
Vous êtes allés aller
Écouter
Poser les pierres du regard
Sur les pierres ancrées
Pour briser l’assonance
Dissonance
Refaire le chant
Rappeler donner
Le vrai
Vous n’avez pas défait le faire
Savoir
Faire
Hier n’a pas de nom
Il se perd
Et les frontières tombent
Sur vos mots écrasés
En appel à un dieu détourné de son seing
Que d’esprits ramassés puissent puiser la raison
Dans la vie pour conjurer la terre
Gorgée d’encre et de sang
Vous n’avez pas voulu l’assonance
Sur une portée tronquée
A résonné la dissonance trempée d’amer
Et
Votre absence déportée
Ce n’est pas un texte
Ce ne sont pas des vers
C’est un inoubli
Là là-bas
Avec
Hervé
Stéphane
© Marie Hurtrel
On ne dit pas la poésie comme une messe, la voix qui porte les mots ne peut venir des résonances des cathédrales, au risque de porter des "raisonnances" soumises aux diffractions "déshumaines".
Elle pleurerait qu'on l'enfonce sous un timbre digne d'une oraison funèbre, parce qu'elle est vivante !
La poésie a des semelles usées de poussières anciennes et des rues et chemins de demain. Elle arpente aujourd'hui...
Elle siffle sous les bosquets insolents de l'été comme sous les gouttières brûlées des hivers citadins. Elle se balade sur le bitume, elle rampe et vole, mâche une herbe folle en recomptant les pierres des murets en terrasse de nos histoires profondes.
Que la poésie s'encorde de gouaille ou d'un son cristallin perçant le coeur des soprani, elle ne déclame rien, elle "n'enchaire" rien, c'est une rôdeuse, maraude, même dans ses mots les plus précieux, la voix ne peut l'engloutir de "pompesques" morgues...
© M.H
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