En ronde douce
Je roulerai les hanches
Et poserai un pied nu
Dans le jardin de l'envie
Les chevilles embrassées
Des fleurs des champs
Je glisserai en silence
Entre la menthe et le thym
Simples à éveiller les corps
Et les sens
Je te parfumerai
Dans l'aube blanche
De mon souffle chaud de la nuit
Dans la rosée et la lumière franche
Je te dégusterai
Petit à petit
Mes lèvres gourmandes chercheront la saveur
De ton fruit
Entre mes mains curieuses
Je sentirai grandir le dessein des dieux
Et je caresserai ton corps
Ainsi que l'archet les cordes
Pour entendre vibrer ton âme
Comme le chant d'un violon
Je bénirai l'instant d'une plainte
Accordée
Et quitterai tes yeux pour noyer les miens
Dans l'horizon
© Marie Hurtrel.
texte déposé - n°SEZ7289
On ne dit pas la poésie comme une messe, la voix qui porte les mots ne peut venir des résonances des cathédrales, au risque de porter des "raisonnances" soumises aux diffractions "déshumaines".
Elle pleurerait qu'on l'enfonce sous un timbre digne d'une oraison funèbre, parce qu'elle est vivante !
La poésie a des semelles usées de poussières anciennes et des rues et chemins de demain. Elle arpente aujourd'hui...
Elle siffle sous les bosquets insolents de l'été comme sous les gouttières brûlées des hivers citadins. Elle se balade sur le bitume, elle rampe et vole, mâche une herbe folle en recomptant les pierres des murets en terrasse de nos histoires profondes.
Que la poésie s'encorde de gouaille ou d'un son cristallin perçant le coeur des soprani, elle ne déclame rien, elle "n'enchaire" rien, c'est une rôdeuse, maraude, même dans ses mots les plus précieux, la voix ne peut l'engloutir de "pompesques" morgues...
© M.H
Site déposé n°UGZ218B. Textes déposés © n°SEZ7178 et © n°UGZ218C et suivants. ... |
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