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Poème : Ô rage

Ô folie du ciel !
Ô rage de la terre !

Ta colère, en larmes brûlantes, dévaste plus que décors.

Tu sembles frapper sans hasard le cœur et l’âme, et tu ravages le sentiment installé d’une survivante quiétude…

On m’a dit la magie qui te fait unir la terre au ciel, pourtant, je ne vois que des lances guerrières se croiser, dans un combat des puissances telluriques et célestes, cherchant la mise à mort…

Les déesses seraient-elles versées en magie noire ?

La terre lancerait-elle ses ignées langues comme autant de sortilèges et d’aspirations à la fin des temps ?

La nue répondrait-elle, depuis ses écubiers vomissant leur trop-pleins électriques, en ancres de l’Empyrée ou jetterait-elle le lest infernal de possibles chaînes divines pour retrouver l’apogée azurin ?

Faut-il supplier l’une ou l’autre, que cesse enfin un combat où seuls quelques esprits en chair sont meurtris ?

Ô rage de la terre…
Ô folie du ciel…

La peur est le tribut chaque fois arraché.

Quel silence soudain !

Les divinités ont rangé leurs armes, elles ont seulement rappelé leur règne sur le monde et que les dominer est chimère.


© Texte déposé - n°SEZ7188


Membre du collectif des Poètes mal famés

On ne dit pas la poésie comme une messe, la voix qui porte les mots ne peut venir des résonances des cathédrales, au risque de porter des "raisonnances" soumises aux diffractions "déshumaines". Elle pleurerait qu'on l'enfonce sous un timbre digne d'une oraison funèbre, parce qu'elle est vivante !
La poésie a des semelles usées de poussières anciennes et des rues et chemins de demain. Elle arpente aujourd'hui...
Elle siffle sous les bosquets insolents de l'été comme sous les gouttières brûlées des hivers citadins. Elle se balade sur le bitume, elle rampe et vole, mâche une herbe folle en recomptant les pierres des murets en terrasse de nos histoires profondes.
Que la poésie s'encorde de gouaille ou d'un son cristallin perçant le coeur des soprani, elle ne déclame rien, elle "n'enchaire" rien, c'est une rôdeuse, maraude, même dans ses mots les plus précieux, la voix ne peut l'engloutir de "pompesques" morgues...

© M.H

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"La télé est un soin palliatif pour le cerveau qui s'éteint" © G.H

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