Rien ne peut justifier la violence, et pas davantage celle reçue, alors peut-être faut-il commencer par écouter réellement les paroles de ceux qui ont reçu des coups, de reconnaître vraiment les blessures de l'autre pour qu'il puisse enfin vivre avec et ainsi remettre en cause l'éducation reçue pour briser l'enchaînement de la violence d'une génération à l'autre.
Et la violence éducative n'est pas que dans les coups physiques, reconnaître ça aussi.
Il y a des héritages dont on se passe, et l'éducation en est un qu'on peut refuser, mais pour ça il ne faut pas que la souffrance se soigne par l'admission de sa légitimité, ce qui la ferait reproduire évidement.
Pouvoir dire les souffrances pour pouvoir les guérir.
M.H
On ne dit pas la poésie comme une messe, la voix qui porte les mots ne peut venir des résonances des cathédrales, au risque de porter des "raisonnances" soumises aux diffractions "déshumaines".
Elle pleurerait qu'on l'enfonce sous un timbre digne d'une oraison funèbre, parce qu'elle est vivante !
La poésie a des semelles usées de poussières anciennes et des rues et chemins de demain. Elle arpente aujourd'hui...
Elle siffle sous les bosquets insolents de l'été comme sous les gouttières brûlées des hivers citadins. Elle se balade sur le bitume, elle rampe et vole, mâche une herbe folle en recomptant les pierres des murets en terrasse de nos histoires profondes.
Que la poésie s'encorde de gouaille ou d'un son cristallin perçant le coeur des soprani, elle ne déclame rien, elle "n'enchaire" rien, c'est une rôdeuse, maraude, même dans ses mots les plus précieux, la voix ne peut l'engloutir de "pompesques" morgues...
© M.H
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