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Rêve aux solutions

J'écoute le monde et chante avec ceux qui tentent de briser ses chaînes.

Il est vrai que le sang semble nourriture "rituelle" en révolution, parce qu'un tremblement de terre voit naître des failles et s'engouffre, risque de s'engouffrer, alors le pire qui puisse se faire. L'humain, son côté sombre, n'est-il pas, hélas, souvent opportuniste, mais faut-il pour autant attendre sous le joug ? J'ai une idée de la praxis hors des chemins sanguinolents de l'Histoire, mais n'est-ce pas utopie que mes rêves anarchistes (tout aussi bien que les besoins de libertés concédant l'utilité d'une hiérachie) ?
Je relaye des informations sur mon mur (Facebook), je ne sais si mon chant accompagnant ce monde qui tremble est teinté d'enthousiasme ou d'espoir, les deux se fiancent cependant.

Est-il possible que le monde ne fasse qu'amorcer l'ouverture d'une autre porte, LA Porte vers plus d'humanité ? Humanité est-elle en train de naître ? Par césarienne peut-être... Le sang n'a rien d'un chrême, on ne baptise pas la liberté par lui, mais le sang est toujours là, depuis toujours, hélas, encore hélas, l'homme n'a pas inventé une autre forme de combat.

Je songe à la manipulation du monde et des peuples, si quelques esprits ne contrent pas armes au poing, serait-il possible d'ancrer autre chose que l'obéissance aveugle dans les têtes à naître ? Pourquoi ceux qui savent laissent-ils faire...

© Marie Hurtrel, 12 février 2011


Membre du collectif des Poètes mal famés

On ne dit pas la poésie comme une messe, la voix qui porte les mots ne peut venir des résonances des cathédrales, au risque de porter des "raisonnances" soumises aux diffractions "déshumaines". Elle pleurerait qu'on l'enfonce sous un timbre digne d'une oraison funèbre, parce qu'elle est vivante !
La poésie a des semelles usées de poussières anciennes et des rues et chemins de demain. Elle arpente aujourd'hui...
Elle siffle sous les bosquets insolents de l'été comme sous les gouttières brûlées des hivers citadins. Elle se balade sur le bitume, elle rampe et vole, mâche une herbe folle en recomptant les pierres des murets en terrasse de nos histoires profondes.
Que la poésie s'encorde de gouaille ou d'un son cristallin perçant le coeur des soprani, elle ne déclame rien, elle "n'enchaire" rien, c'est une rôdeuse, maraude, même dans ses mots les plus précieux, la voix ne peut l'engloutir de "pompesques" morgues...

© M.H

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"La télé est un soin palliatif pour le cerveau qui s'éteint" © G.H

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