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Journée des femmes, 8 mars

Le 8 mars c'était teuf dit-on, dénigre-t-on, encense-t-on, raille-t-on, glorifie-t-on, selon.
J'aime bien cette "fête", mais ça dépend par quel bout on la prend...

Au départ il s'agissait d'une journée pour rappeler la marche en avant dans la défense des droits de la femme, pour que ces droits en viennent à être équivalents. Mais quand un jour est posé ainsi, son sens dévie ou varie, arrangeant le propos à chaque sauce venue. C'est la fête des femmes maintenant, comme il y a la fête de la poterie, ou des saucisses, ou que sais-je, un jour de l'année dans de charmants petits villages ou même à niveau régional, une fête à fleurs, cadeaux de rien ou de tout, et basta.

La fête des femmes sera le jour unique où on pourra dire qu'aucune n'a à souffrir de restriction des droits ET des devoirs dans une société.

Il en va de même pour les définitions de mots tels que "féminisme" qui n'ont rien à voir avec du "contre les hommes" agressifs et obsessionnels. Même des femmes définissent comme ça arrange les taiseurs de velléité de liberté.
Le féminisme n'aura plus d'intérêt et mourra quand plus aucune femme ne sera asservie. En cela j'attends la mort du féminisme avec impatience. Ce n'est pas demain.

© M.H
10 mars 2011

Coeur à coeur, peinture de Marie Hurtrel


Membre du collectif des Poètes mal famés

On ne dit pas la poésie comme une messe, la voix qui porte les mots ne peut venir des résonances des cathédrales, au risque de porter des "raisonnances" soumises aux diffractions "déshumaines". Elle pleurerait qu'on l'enfonce sous un timbre digne d'une oraison funèbre, parce qu'elle est vivante !
La poésie a des semelles usées de poussières anciennes et des rues et chemins de demain. Elle arpente aujourd'hui...
Elle siffle sous les bosquets insolents de l'été comme sous les gouttières brûlées des hivers citadins. Elle se balade sur le bitume, elle rampe et vole, mâche une herbe folle en recomptant les pierres des murets en terrasse de nos histoires profondes.
Que la poésie s'encorde de gouaille ou d'un son cristallin perçant le coeur des soprani, elle ne déclame rien, elle "n'enchaire" rien, c'est une rôdeuse, maraude, même dans ses mots les plus précieux, la voix ne peut l'engloutir de "pompesques" morgues...

© M.H

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