"Les Droits de l'Homme" et leurs faiblesses du côté égalité... des sexes. Qu'il faille se battre encore et encore, même ici sur un sol dit de "liberté" et "d'égalité".
La Femme n'est-elle donc pas un Homme ? Pourtant si !
Mis à part les géographies et le propos général, qu'en est-il de tous ceux qui n'ont pas la "puissance de feu", c'est à dire qui ne sont pas hommes, de préférence blancs et adultes et "en état".
L'impérialisme d'un sexe, de quel côté se regarde-t-il ?
Patience, il faut que les mentalités évoluent... dit-on ! Par exemple l'excision, je ramène à ça, combien de temps pour faire évoluer cette patience qui n'a pas lieu d'être, combien payent d'amputation l'impérialisme des hommes et combien payeront encore et encore l'attentisme greffé aux attributs mâles qui prend tant de place dans les cerveaux. Même ceux des femmes qui justifient cela, et dépassant ce sujet sanguinolent, même des femmes qui admettent une différence "naturelle" en dehors de la dualité même de l'être humain. Il n'y a pas différence, il y a complémentarité, mais pas dans la configuration simple du "chacun son rôle". Les femmes font aussi du mal aux femmes, quand elles gobent la définition des rôles et acquiescent à l'asservissement d'une part de l'humanité.
Tant que les femmes subiront la puissance de sang des hommes, il y aura tant et tant d'humains, sans distinction de sexe, qui plieront et mourront sous la puissance de feu de la domination au nom d'une hiérarchie des Hommes, du sexe, de l'âge, de la couleur, de la géographie, de l'avoir, et de la santé.
Il me semble que le féminisme est une porte, la porte, en tant qu'humanisme, oh, que oui il est temps de redéfinir le concept d'Homme. Il est temps de redéfinir l'humain par autre chose que son sexe, en découlera sa définition générale par autre chose que sa géographie et sa couleur, et tout autres particularités.
© M.H
On ne dit pas la poésie comme une messe, la voix qui porte les mots ne peut venir des résonances des cathédrales, au risque de porter des "raisonnances" soumises aux diffractions "déshumaines".
Elle pleurerait qu'on l'enfonce sous un timbre digne d'une oraison funèbre, parce qu'elle est vivante !
La poésie a des semelles usées de poussières anciennes et des rues et chemins de demain. Elle arpente aujourd'hui...
Elle siffle sous les bosquets insolents de l'été comme sous les gouttières brûlées des hivers citadins. Elle se balade sur le bitume, elle rampe et vole, mâche une herbe folle en recomptant les pierres des murets en terrasse de nos histoires profondes.
Que la poésie s'encorde de gouaille ou d'un son cristallin perçant le coeur des soprani, elle ne déclame rien, elle "n'enchaire" rien, c'est une rôdeuse, maraude, même dans ses mots les plus précieux, la voix ne peut l'engloutir de "pompesques" morgues...
© M.H
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