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Grammaire à niveaux

Quand soudain on râle sur le débord de la coupe pleine, faut-il que le silence ou la cassure précédant le cri en fasse une étrangeté ?
Est-ce que la mort a des niveaux sur les reflets des compassions ?
Combien d'étoiles aux restaurants des asticots ?
Est-ce que le crime prend son orthographe selon la texture de la page où il s'écrit ?
Le délit a-t-il une grammaire adaptable aux langues mortes ?
Le carnet froissé ne peut-il porter la note bleue ?
"Bigger than life" ne peut-il s'écrire d'un doigt dans les cendres volcaniques et la poussière séculaire ?

Ou est-ce que la route tassée de pierres anguleuses, de pieds trop grands et de trop petits yeux, peut-elle usiner le penser, l'âme, la parole et le geste à chaque pas de découverte et rendre le réveil d'autant plus admissible et exemplaire ?
L'apprentissage condamne-t-il ?
Faut-il naître saint des sains pour justifier l'exemple, au risque de donner à l'humanité sa fatalité dans l'abdication incontournable ?

Il y a des discours chatouillant d'un peu trop près la discrimination du bien-pensant.

Me comprenne qui veut !

© Marie Hurtrel

 

Langage 1 © Marie Hurtrel

 

 


Membre du collectif des Poètes mal famés

On ne dit pas la poésie comme une messe, la voix qui porte les mots ne peut venir des résonances des cathédrales, au risque de porter des "raisonnances" soumises aux diffractions "déshumaines". Elle pleurerait qu'on l'enfonce sous un timbre digne d'une oraison funèbre, parce qu'elle est vivante !
La poésie a des semelles usées de poussières anciennes et des rues et chemins de demain. Elle arpente aujourd'hui...
Elle siffle sous les bosquets insolents de l'été comme sous les gouttières brûlées des hivers citadins. Elle se balade sur le bitume, elle rampe et vole, mâche une herbe folle en recomptant les pierres des murets en terrasse de nos histoires profondes.
Que la poésie s'encorde de gouaille ou d'un son cristallin perçant le coeur des soprani, elle ne déclame rien, elle "n'enchaire" rien, c'est une rôdeuse, maraude, même dans ses mots les plus précieux, la voix ne peut l'engloutir de "pompesques" morgues...

© M.H

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"La télé est un soin palliatif pour le cerveau qui s'éteint" © G.H

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