"La meute en formatage vorace martèle que tout ce qui dépasse meurt, tout ce qui penche tombe, tout ce qui souffle s'étouffe. C'est l'heure de la meute qui sonne sur l'once où semble réduite l'humanité. Que l'heure ultime de la meute sonne et que ses dents la mordent sous là où le diable se tortille." Marie Hurtrel
Comme la nuit, rien n'est jamais obscur à l'absolu. Même faible, une lueur de lune éclaire. Il faut juste le temps pour s'habituer et apprendre la douceur des formes, des mots, des couleurs et des notes qui disent ce qu'en pleine lumière brûlerait l'âme et les yeux. Marie Hurtrel
"Les poèmes sont des bouts d'existence incorruptibles que nous lançons à la gueule répugnante de la mort, mais assez haut pour que ricochant sur elle, ils tombent dans le monde nominateur de l'unité " René Char
"Par la poésie toutes les portes peuvent s'ouvrir, de la parole au rythme, du son au silence, entre pauses et respirations, que le point-virgule des minuits sonnant, encre la page suivante en bleu, rose, orange, rouge, et toutes les couleurs de la terre, du dessus au dessous." Marie Hurtrel
"Quand des plumes passent par dessus les frontières Pour se rejoindre dans les mots La poésie s'anime et s'ensoleille Le chant des larmes C'est un choeur porté par vingt coeurs Et leurs horizons" Marie Hurtrel
Le chant des larmes
ISBN : 978-2-9522708-3-0 128 pages Format 14x21
Paru le 10 octobre 2010
Vous pouvez le commander sur le site du Cercle des Amoureux de la Poésie et de l'Edition
Articles parus dans la presse ou sur le net et émissions radio ou télé :
-Le 10 mai 2011, sur STV émission consacrée à la littérature poétique autour du Chant des larmes (et des Lézards de poussière de M.Hurtrel), avec lecture d'un poème de chaque livre.
Par ailleurs, lors de cette émission, en rappel de leurs pairs et de la beauté et du sublime que peut porter la poésie, a été choisie et offerte une lecture commune d'un texte de F. d'Almeida par Pierre Ndamé Ndamé et Marie Hurtrel.
On ne dit pas la poésie comme une messe, la voix qui porte les mots ne peut venir des résonances des cathédrales, au risque de porter des "raisonnances" soumises aux diffractions "déshumaines".
Elle pleurerait qu'on l'enfonce sous un timbre digne d'une oraison funèbre, parce qu'elle est vivante !
La poésie a des semelles usées de poussières anciennes et des rues et chemins de demain. Elle arpente aujourd'hui...
Elle siffle sous les bosquets insolents de l'été comme sous les gouttières brûlées des hivers citadins. Elle se balade sur le bitume, elle rampe et vole, mâche une herbe folle en recomptant les pierres des murets en terrasse de nos histoires profondes.
Que la poésie s'encorde de gouaille ou d'un son cristallin perçant le coeur des soprani, elle ne déclame rien, elle "n'enchaire" rien, c'est une rôdeuse, maraude, même dans ses mots les plus précieux, la voix ne peut l'engloutir de "pompesques" morgues...