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Fernando d'Almeida

"Les mots à sage escient"    de Fernando d'Almeida, aux éditions Edilivre.


 

"Didascalies d'un séismes" de Fernando d'Almeida, aux éditions OPOTO

C'est une petite avancée dans un poème à tirer les larmes et la conscience par tous les pores de ses structures motifiées, entre les mots venus de leur au-delà, inspirés, parce que "la mort truque et traque la vie" (p.36) et se taisent les corps exsangues écartelés sur le silence de l'île dans ses pleurs. C'est un livre à dire, un poème précieux et plus encore, parce qu'Haïti qui tremble, c'est l'île au ciel effondré et sous les mots inconsidérés, alors que le poète relève ce que le souffle terrestre médit, pour offrir des crépuscules qui célèbrent les morts sous la vie s'imposant sur les décompositions humaines.


Marie Hurtrel

Ici, sur Calaméo, un extrait des "Didascalies d'un séisme" de F.d'Almeida

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l'évangile du coït de Fernando d'AlmeidaL'évangile du coït de Fernando d'Alméida, aux Editions Opoto

Poésie de la vie, de la terre, poésie naturelle...juste parce que le beau ne se cache pas seulement dans la décence d'un visage et d'une forme approuvée académique, car la beauté se situe où les mots pour la décrire l'atteignent et qu'il est possible d'encenser en de multiples strophes les merveilles du corps, dans une danse sémantique sensuelle.

Quand le ventre qui donne la vie est l'univers et toutes ses dimensions, de l'amour à la mort, quand la femme est vue par l'immensité de la vie, qu'elle est planète mère, entrailles du monde et des rêves, quand les saisons sont matrice et ses promesses, et que le sexe des femmes initie à l'onirocritie, lorsque la jouissance semble une conversation avec les dieux, c'est un poème et il est écrit par Fernando D'Alméida.

J'ai aimé lire ce poème où les mots coulent à flots sur la féminité et l'union charnelle et où je lis comme une idée de l'infini, l'univers sans genèse ni apocalypse, dans l'explosion des sens.

Ce poème provoque, tout autant il incite à découvrir les autres versants de la plume du poète.

Dans ce livre que j'ai d'abord ouvert avec méfiance, j'ai découvert un jeu poussé avec des termes qu'on ne lit pas souvent en poésie, comme si le poète se prenait à jongler avec des "mots anatomiques" au cœur des vers.

Le poème provoque, Fernando d'Alméida provoque, c'est clair, le livre est plus que surprenant mais je ne le lis pas comme un texte irrévérencieux ainsi qu'écrit, sans certitude appuyée toutefois, dans la description sur le site Opoto.

Je ne m'arrêterai pas à la seule poérotique de Fernando d'Alméida, ce serait réducteur, la richesse de sa plume promet bien davantage et je ne passerai pas à côté. Je gage n'être pas déçue, et je reviendrai dire si cela est ou n'est pas.

Cet évangile du coït peut choquer sans doute, mais seulement parce qu'il livre une poésie, poérotique, brute dans le choix des mots. Ce n'est que cela qui peut déstabiliser à la lecture première.
Pas simple d’écrire un poème avec des termes si peu poétiques dans l’idée qu’on peut s’en faire…habituellement…mais les habitudes ne sont que limites, et en art, la poésie est art, c’est la liberté qui est essence, à mon sens.


Marie Hurtrel


Membre du collectif des Poètes mal famés

On ne dit pas la poésie comme une messe, la voix qui porte les mots ne peut venir des résonances des cathédrales, au risque de porter des "raisonnances" soumises aux diffractions "déshumaines". Elle pleurerait qu'on l'enfonce sous un timbre digne d'une oraison funèbre, parce qu'elle est vivante !
La poésie a des semelles usées de poussières anciennes et des rues et chemins de demain. Elle arpente aujourd'hui...
Elle siffle sous les bosquets insolents de l'été comme sous les gouttières brûlées des hivers citadins. Elle se balade sur le bitume, elle rampe et vole, mâche une herbe folle en recomptant les pierres des murets en terrasse de nos histoires profondes.
Que la poésie s'encorde de gouaille ou d'un son cristallin perçant le coeur des soprani, elle ne déclame rien, elle "n'enchaire" rien, c'est une rôdeuse, maraude, même dans ses mots les plus précieux, la voix ne peut l'engloutir de "pompesques" morgues...

© M.H

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