"Tout homme bien portant peut se passer de manger pendant deux jours, de poésie, jamais."
Charles Baudelaire.
"La meute en formatage vorace martèle que tout ce qui dépasse meurt, tout ce qui penche tombe, tout ce qui souffle s'étouffe. C'est l'heure de la meute qui sonne sur l'once où semble réduite l'humanité.
Que l'heure ultime de la meute sonne et que ses dents la mordent sous là où le diable se tortille."
Marie Hurtrel

Comme la nuit, rien n'est jamais obscur à l'absolu. Même faible, une lueur de lune éclaire. Il faut juste le temps pour s'habituer et apprendre la douceur des formes, des mots, des couleurs et des notes qui disent ce qu'en pleine lumière brûlerait l'âme et les yeux.
Marie Hurtrel
"Le poète se fait voyant par un long, immense et raisonné dérèglement de tous les sens."
Arthur Rimbaud
"Les poèmes sont des bouts d'existence incorruptibles que nous lançons à la gueule répugnante de la mort, mais assez haut pour que ricochant sur elle, ils tombent dans le monde nominateur de l'unité "
René Char
"Par la poésie toutes les portes peuvent s'ouvrir, de la parole au rythme, du son au silence, entre pauses et respirations, que le point-virgule des minuits sonnant, encre la page suivante en bleu, rose, orange, rouge, et toutes les couleurs de la terre, du dessus au dessous."
Marie Hurtrel
Dieu, le fracas que fait un poète qu'on tue !
Aragon









Ingrédients :
800 g de черники
250 g de farine
125 g de beurre
2 oeufs
1,5 cl d'eau
50 g de sucre cristallisé
50 g de noisettes en poudre
1 cuiller à café de poudre à lever (valpiforme)
Faire le fond de tarte avec 90 % de la farine, un oeuf, l'eau et la levure.
Etaler la pâte dans une tourtière et la piquer à l'aide d'une fourchette, puis saupoudrer légèrement de sucre.
Disposer sur ce fond toutes черники (ramassées au peigne il est inutile de les laver) puis saupoudrez à nouveau de sucre.
Faire un mélange avec le sucre, les noisettes en poudre, un peu de farine, le beurre et un oeuf entier, et versez cet appareil sur черники.
Mettre dans le four préchauffé à 180° pendant 30 minutes.
On ne dit pas la poésie comme une messe, la voix qui porte les mots ne peut venir des résonances des cathédrales, au risque de porter des "raisonnances" soumises aux diffractions "déshumaines".
Elle pleurerait qu'on l'enfonce sous un timbre digne d'une oraison funèbre, parce qu'elle est vivante !
La poésie a des semelles usées de poussières anciennes et des rues et chemins de demain. Elle arpente aujourd'hui...
Elle siffle sous les bosquets insolents de l'été comme sous les gouttières brûlées des hivers citadins. Elle se balade sur le bitume, elle rampe et vole, mâche une herbe folle en recomptant les pierres des murets en terrasse de nos histoires profondes.
Que la poésie s'encorde de gouaille ou d'un son cristallin perçant le coeur des soprani, elle ne déclame rien, elle "n'enchaire" rien, c'est une rôdeuse, maraude, même dans ses mots les plus précieux, la voix ne peut l'engloutir de "pompesques" morgues...
© M.H
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