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Ce blog recèle un apperçu de ce que j'aime ou ce qui m'interpelle.
Alors, vous trouverez notamment quelques chansons de Brassens dont j'ai été nourrie et bien nourrie..mais aussi de Ferrat, Barbara, Le Forestier, et tous ceux qui, par leurs mots ou ceux des autres qu'ils savent si bien chanter, apportent un moment de beauté, de révolte, d'amour... entre autres ! De la musique, mais pas seulement, fouillez et vous saurez.
Quand un brin de tristesse au bouquet s'ajoute, c'est un pétale qui tombe sur les roses bleues du temps, un parfum qui s'insinue sous les mots du silence, c'est une note longue, un point d'orgue à la nuit.
J'écrirai tout, sur tout, autant sur et avec ma plume docile dans ses minutes égarées, plume bien-aimée, bercée de nuit et d'étoiles, celles qui là-haut nous protègent, celles qui brillent pour rappeler que la vie est précieuse autant que courte. J'écrirai le sang, le sel, et j'écrirai le miel et le ventre de la terre, ce qui sourd de l'âme humaine, ce qui coud les hommes entre eux. J'écrirai demain parce qu'hier, j'écrirai la nuit passée sur le jour qui s'annonce, et la vie qui imposera ses droits sur la mort. J'écrirai.
manifestation 8 mars à Nation à 18h30 pour l'égalité femme-homme from Fatima Benomar on Vimeo.
Au fond du fond du vide le néant ne peut être. Au bord du bord du gouffre et dans le vertige absolu et les doutes immondes, reste la part d'espérance qui cultive le ventre de ma terre, ta terre, celle que je veux pour mes enfants.
La poésie...l'écrire parce que le temps ne fait rien, et qu'alors que les mots s'écoulent, l'idée d'un autre monde enfle, sous la peau, dans l'outre divine dont le vin enivre la plume et la muse.
C'est vrai que l'Internet nous aime et aide, puisqu'il relie les poètes écriveurs et les poètes lecteurs, enfin, un microcosme dispersé, écartelé, que nous voudrions pourtant remembrer et voir s'épandre et s'épancher, toucher au-delà du numérique, parce que tout le monde n'y a pas encore accès.
Mais qu'importe le support au final, le destin poétique se donne où il peut être accueilli. L'essentiel est le partage et de ne pas enterrer la poésie aux éditions catacombales...
Ici, sur Calaméo, un extrait des "Didascalies d'un séisme" du poète Fernando d'Almeida.
C'est une petite avancée dans un poème à tirer les larmes et la conscience par tous les pores de ses structures motifiées, entre les mots venus de leur au-delà, inspirés, parce que "la mort truque et traque la vie" (p.36) et se taisent les corps exsangues écartelés sur le silence de l'île dans ses pleurs. C'est un livre à dire, un poème précieux et plus encore, parce qu'Haïti qui tremble, c'est l'île au ciel effondré et sous les mots inconsidérés, alors que le poète relève ce que le souffle terrestre médit, pour offrir des crépuscules qui célèbrent les morts sous la vie s'imposant sur les décompositions humaines.
Entre les heures, en train d'écrire sous les notes brunes et la nuit blanche, je vois arriver les mots obscurs et les couleurs de sibylle sur la transparence de mon livre infernal.
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Ma révolte a le poids de l'innocence des victimes, mais ce n'est guère plus qu'avoir simplement un cœur et l'empathie dont tout être devrait s'emplir.
Je crie contre la réduction de tout humain à un matériel.
J'abhorre à hurler la domination d'un peuple par la dictature.
J'exècre l'aveuglement légitimant l'attentisme.
Je vomis sur les intérêts de la non ingérence.
J'abomine le droit que s'arrogent quelques uns à fermer la porte de la cour des grands aux soi-disant petits.
Je me révolte contre la sacralisation des liens sanguins.
Je fulmine contre ceux qui soupèsent la souffrance d'autrui, et jugent de ce qui est bon pour eux.
Je rage contre ceux qui affirment que tout est joué avant l'âge de six ans.
Et je refuse de croire qu'enseigner la haine apporte la paix dans la vengeance.
Je me cabre devant une justice qui s'intronise divine implicitement.
Par ce que je sais, j'ai les mêmes colères, sans énumération exhaustive, contre le mal fait aux autres, quels qu'ils soient.
De fait, je suis absolument contre la peine de mort. Paroxysme du châtiment corporel qui ne rend ni justice ni sérénité, ni la vie, ni ne permet la reconstruction des victimes directes ou collatérales, et ne donne aucune leçon.
Á mon sens.
Pour réaliser les possibles en regardant les doutes dans mes peurs et leurs yeux, j'écris demain sur le silence de ton absence.
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