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Petite page > Humeurs et réflexions

  • Pourquoi pas la poésie

    Le 24/05/2010 à 18:49Humeurs et réflexionsCommentaires (3)Ajouter un commentaire

    On me dit, lors d’une discussion fort courtoise, que la poésie a les moyens de vivre ailleurs qu’en édition classique, puisque le produit est mauvais (au sens commercial entendons-nous). Que la blogosphère et l’impression numérique lui offre la possibilité de vivre.
    Je voulais répondre en privé, mais j’ai plutôt envie d’exprimer ici mon sentiment et mes constats, puisque le sujet est déjà un peu soulevé sur mon mur Facebook et celui du talentueux poète Paul Nwesla.


    La blogosphère c'est de l'éphémère, c'est un éclair et plus rien. La poésie ne peut pas vivre là, elle ne fait qu'y passer péniblement entre les expressions enrubannées des journaux intimes où elle n'a pas sa place, parce que la poésie ce n'est pas cela, ça ne l'a jamais été mais la confusion est tenace puisqu'on met facilement dans le même pot les deux. Ceci bien souvent, il n'y a qu'à lire dans les commentaires pour s'en rendre compte. Il suffirait pourtant de se pencher un peu, même pas beaucoup, un peu plus sur ses pages pour la discerner.

    Quant à l'impression numérique dont on suggère également l’usage, je ne sais trop quoi en penser. Je lis impression, mais imprimer n'est pas accessible à tous, je lis numérique, ce n'est pas accessible à tous non plus, et les poètes ne sont pas nécessairement les mieux outillés. Mais y aurait-il un espoir ici ? Ou ne serait-ce encore que ces pseudos éditions qui acceptent tous les clients qui en ont les moyens, bien que nous sachions tous que talent et argent ne sont pas greffés sur le même scion.

    Mais je comprends que dans un monde d'argent, la poésie ne puisse aller autrement que mal, c'est invendable, on ne peut pas reprocher à un commerçant de refuser de proposer à la vente un rossignol. Elle est inaccessible, opaque, élitiste, ésotérique, pour beaucoup, ça ne vaut pas le tour de rein pour la cueillir et pas la harangue pour la faire connaître.

    C'est dommage, mais les poètes ont conscience pour la plupart de cet état, ça ne nous empêche pas d'écrire, sur le vent hélas. Les poètes ne sont pas ce que la généralité en fait, et la poésie est ignorée parce que confondue, c'est une prétentieuse ridicule qui ampoule le mot à l'heure de la gouaille. Anachronique.
    Il faut aussi que les poètes gardent leur poéthique en tête, écrire en poésie est un acte qui ne peut rouler des hanches place de la Madeleine. Sinon la poésie mourrait, d’une autre façon, mais ce serait aussi lui nuire.

    Et puis il y a tant de poètes sous terre à lire que les vivants ont bien le temps.


    Marie Hurtrel

  • Modération

    Le 17/05/2010 à 23:15Humeurs et réflexionsCommentaires (0)Ajouter un commentaire

    La vérité exagère toujours.

    par Marie - tags : réflexions, vérité
  • La poésie en soi

    Le 11/05/2010 à 04:16Humeurs et réflexionsCommentaires (0)Ajouter un commentaire

    La poésie est un genre littéraire, ce n'est pas une méthode, ni un système, c'est un art, elle n'a rien à voir avec un moyen.

    Elle a des règles complexes, même la poésie dite libre et sans rimes syllabiques ni pieds définis en apparence. Règles sur lesquelles se greffent des choix de formes et de fond, choix prosodiques, rythmiques... la poésie est toujours sonore.

    Mais, tout d'abord, on peut parler de tout en poésie, absolument tout et de la sophrologie aussi bien, à condition de la connaître suffisamment, et bien que poète je ne me hasarderai donc pas sur ce thème. Mais la pratiquer en poésie, pourquoi pas si la/le sophrologue est aussi poète... et inversement. (ou parler des mathématiques comme de politique ou autre, tout)
    Car traiter un sujet, quel qu'il soit, dans un genre littéraire, quel qu'il soit, demande de les posséder un minimum, le sujet et le genre...
    à mon sens.

    Cependant, si je n'écrirai pas sur le Mexique où je n'ai jamais mis les pieds, car je ne peux donner ce que je n'ai pas reçu, je peux parler de Mars dans un poème allégorique, symbolique, surréaliste, mythologique, parce que justement personne n'y a mis les pieds et que j'accède alors au domaine du rêve et donc de la liberté absolue dans l'imaginaire qui aspire toutefois sa matière dans la réalité, celle de l'être dans son ensoi et de la chose connue, Mars on situe, par le non contrôle de la pensée, son naturisme dans son cadre poétique (chacun sa plage réservée).

    Ensuite, pour en revenir au supposé moyen, je redis que la poésie n'est pas un journal intime, ni de bord, ni une soupape de sécurité, mais elle porte une/des voix, et ouvre des voies sans doute, de réflexions évidemment, parce que la poésie parle court, fort et précis, l'histoire se compose dans le poème à l'essentiel même dans les plus longs poèmes (je donne des auteurs et des titres au besoin) et même dans les obscurs, voire sibyllins.

    Mais j'ajoute que quoi qu'on écrive, on y laisse quand même, non pas la, mais des plumes, c'est à dire qu'il y a les traces de l'histoire de "l'écriveur", voire de sérieuses empreintes, des tatouages même, je ne poétiserais bien sur un coup que si je l'ai pris, donc on va lire ma personne, chaque être est un livre dit-on, directement ou par projection ou ricochet, je veux dire en cela qu'on peut écrire pour une autre voix que la sienne dans la mesure où la procuration peut fonctionner grâce à la proximité spirituelle notamment.

    par Marie - tags : poésie, réflexions
  • à Dieu, Jean

    Le 13/03/2010 à 18:47Humeurs et réflexionsCommentaires (0)Ajouter un commentaire

    Parce que les premiers mots entendus sont une source, parce que les premières notes sont un ruisseau, parce que l’éphémère mouille les yeux, le poète manque déjà.

    Tu aurais pu vivre encore un peu...

    par Marie - tags : Ferrat, adieu, poésie
  • Tristesse

    Le 09/03/2010 à 19:53Humeurs et réflexionsCommentaires (0)Ajouter un commentaire

    Quand un brin de tristesse au bouquet s'ajoute, c'est un pétale qui tombe sur les roses bleues du temps, un parfum qui s'insinue sous les mots du silence, c'est une note longue, un point d'orgue à la nuit.

    par Marie - tags : Tristesse, poésie

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