Site déposé © n°UGZ218B. Site déposé © M.C.Hurtrel prose-poetique.com
Textes déposés © n°SEZ7178 et suivants.
Partager

Petite page > Des mots des autres

  • Le spleen de Paris

    Le 10/08/2009 à 04:05Des mots des autresCommentaires (0)Ajouter un commentaire

    Charles Baudelaire - Le spleen de Paris

  • La muse malade

    Le 03/07/2009 à 19:15Des mots des autresCommentaires (0)Ajouter un commentaire

    Ma pauvre muse, hélas ! qu'as-tu donc ce matin ?
    Tes yeux creux sont peuplés de visions nocturnes,
    Et je vois tour à tour réfléchis sur ton teint
    La folie et l'horreur, froides et taciturnes.
           
    Le succube verdâtre et le rose lutin
    T'ont-ils versé la peur et l'amour de leurs urnes ?
    Le cauchemar, d'un poing despotique et mutin,
    T'a-t-il noyée au fond d'un fabuleux Minturnes ?
          
    Je voudrais qu'exhalant l'odeur de la santé
    Ton sein de pensers forts fût toujours fréquenté,
    Et que ton sang chrétien coulât à flots rythmiques.
         
    Comme les sons nombreux des syllabes antiques,
    Où règnent tour à tour le père des chansons,
    Phœbus, et le grand Pan, le seigneur des moissons.  

    Charles Baudelaire

    © Art Hurtrel - peinture

  • Idylle

    Le 13/07/2009 à 02:13Des mots des autresCommentaires (0)Ajouter un commentaire

    Идиллия

    Владимир Маяковский

    Революция окончилась. Житье чини.
    Ручейковою журчи водицей.
    И пошел советский мещанин
    Успокаиваться и обзаводиться.

    Белые обои кари —
    В крапе мух и в пленке пыли,
    А на копоти и гари
    Гаррей Пилей прикрепили.

    Спелой дыней лампа свисла,
    Светом ласковым упав.
    Пахнет липким, пахнет кислым
    От пеленок и супов.

    Тесно править варку, стирку,
    Третее дите родив.
    Вот ужо сулил квартирку
    В центре кооператив.

    С папой «Ниву» смотрят детки,
    В «Красной ниве» — нету терний.
    «Это, дети, — Клара Цеткин,
    Тетя эта в Коминтерне».

    Впились глазки, снимки выев,
    Смотрят — с час журналом вея.
    Спрашивает папу Фия:
    «Клара Цеткин — это фея?»

    Братец Павлик фыркнул:
    «Фи, как немарксична эта Фийка!
    Политрук сказал же ей —
    Аннулировали фей».

    Самовар кипит со свистом,
    Граммофон визжит романс,
    Два знакомых коммуниста
    Подошли на преферанс.

    «Пизырь коки... черви... масти...»
    Ритуал свершен сполна...
    Смотрят с полочки на счастье
    Три фарфоровых слона.

    Обеспечен сном и кормом,
    Вьет очаг семейный дым...
    И доволен сам домкомом,
    И домком доволен им.

    Революция не кончилась. Домашнее мычанье
    Покрывает приближающейся битвы гул...
    В трубы в самоварные господа мещане
    Встречу выдувают прущему врагу.

    par Marie - tags : Mayakovski, Idylle
  • L'Oracle et l'Impie

    Le 14/06/2009 à 10:52Des mots des autresCommentaires (0)Ajouter un commentaire

     Vouloir tromper le ciel, c'est folie à la Terre.
    Le dédale des coeurs en ses détours n'enserre
    Rien qui ne soit d'abord éclairé par les dieux:
    Tout ce que l'homme fait, il le fait à leurs yeux,
    Même les actions que dans l'ombre il croit faire.
    Un païen qui sentait quelque peu le fagot,
    Et qui croyait en Dieu, pour user de ce mot,
                Par bénéfice d'inventaire,
                Alla consulter Apollon.
                Dès qu'il fut en son sanctuaire:
    «Ce que je tiens, dit-il, est-il en vie ou non?»
                Il tenait un moineau, dit-on,
                Prêt d'étouffer la pauvre bête,
                Ou de la lâcher aussitôt,
                Pour mettre Apollon en défaut.
    Apollon reconnut ce qu'il avait en tête :
    « Mort ou vif, lui dit-il, montre-nous ton moineau
                Et ne me tends plus de panneau ;
    Tu te trouverais mal d'un pareil stratagème.
                Je vois de loin, j'atteins de même »

    Jean de La Fontaine

    par Marie - tags : La Fontaine, fable, Esope
  • L'Ours et les deux compagnons

    Le 02/05/2009 à 15:25Des mots des autresCommentaires (0)Ajouter un commentaire

    Deux compagnons, pressés d'argent,
            A leur voisin fourreur vendirent
            La peau d'un ours encor vivant,
    Mais qu'ils tueraient bientôt, du moins à ce qu'ils dirent.
    C'était le roi des ours, au compte de ces gens.
    Le marchand à sa peau devait faire fortune ;
    Elle garantirait des froids les plus cuisants :
    On en pourrait fourrer plutôt deux robes qu'une.
    Dindenaut prisait moins ses moutons qu'eux leur ours :
    Leur, à leur compte, et non à celui de la bête.
    S'offrant de la livrer au plus tard dans deux jours,
    Ils conviennent de prix, et se mettent en quête,
    Trouvent l'ours qui s'avance et vient vers eux au trot.
    Voilà mes gens frappés comme d'un coup de foudre.
    Le marché ne tint pas, il fallut le résoudre:
    D'intérêts contre l'ours on n'en dit pas un mot.
    L'un des deux compagnons grimpe au faîte d'un arbre ;
           L'autre, plus froid que n'est un marbre,
    Se couche sur le nez, fait le mort, tient son vent;
            Ayant quelque part ouï dire
            Que l'ours s'acharne peu souvent
    Sur un corps qui ne vit, ne meut, ni ne respire.
    Seigneur Ours, comme un sot, donna dans ce panneau .
    Il voit ce corps gisant, le croit privé de vie;
            Et, de peur de supercherie,
    Le tourne, le retourne, approche son museau,
            Flaire aux passages de l'haleine.
    «C'est, dit-il, un cadavre; ôtons-nous, car il sent.»
    A ces mots, l'ours s'en va dans la forêt prochaine.
    L'un de nos deux marchands de son arbre descend,
    Court à son compagnon, lui dit que c'est merveille
    Qu'il n'ait eu seulement que la peur pour tout mal.
    «Eh bien ! ajouta-t-il, la peau de l'animal ?
            Mais que t'a-t-il dit à l'oreille ?
            Car il t'approchait de bien près,
            Te retournant avec sa serre.
            - Il m'a dit qu'il ne faut jamais
    Vendre la peau de l'ours qu'on ne l'ait mis par terre.

    Jean de La Fontaine

    par Marie - tags : La Fontaine, fable, Esope
  • Citation de Balzac

    Le 29/04/2009 à 03:13Des mots des autresCommentaires (0)Ajouter un commentaire

    Les gens qui veulent fortement une chose sont presque toujours bien servis par le hasard.

    Honoré de Balzac

    par Marie - tags : Citation, Balzac
  • Poème à mon frère blanc

    Le 22/03/2009 à 21:01Des mots des autresCommentaires (1)Ajouter un commentaire

    Cher frère blanc,
    Quand je suis né, j'étais noir,
    Quand j'ai grandi, j'étais noir,
    Quand je suis au soleil, je suis noir,
    Quand je suis malade, je suis noir,
    Quand je mourrai, je serai noir.

    Tandis que toi, homme blanc,
    Quand tu es né, tu étais rose,
    Quand tu as grandi, tu étais blanc,
    Quand tu vas au soleil, tu es rouge,
    Quand tu as froid, tu es bleu,
    Quand tu as peur, tu es vert,
    Quand tu es malade, tu es jaune,
    Quand tu mourras, tu seras gris.

    Alors, de nous deux,
    Qui est l'homme de couleur ?


    Léopold SEDAR SENGHOR

  • Enivrez-vous

    Le 12/03/2009 à 17:38Des mots des autresCommentaires (0)Ajouter un commentaire

    Il faut être toujours ivre, tout est là ; c'est l'unique question.
    Pour ne pas sentir l'horrible fardeau du temps qui brise vos épaules et vous penche vers la terre, il faut vous enivrer sans trêve.

    Mais de quoi ? De vin, de poésie, ou de vertu à votre guise, mais enivrez-vous !

    Et si quelquefois, sur les marches d'un palais, sur l'herbe verte d'un fossé, vous vous réveillez, l'ivresse déjà diminuée ou disparue, demandez au vent, à la vague, à l'étoile, à l'oiseau, à l'horloge; à tout ce qui fuit, à tout ce qui gémit, à tout ce qui roule, à tout ce qui chante, à tout ce qui parle, demandez quelle heure il est.
    Et le vent, la vague, l'étoile, l'oiseau, l'horloge, vous répondront, il est l'heure de s'enivrer ; pour ne pas être les esclaves martyrisés du temps, enivrez-vous, enivrez-vous sans cesse de vin, de poésie, de vertu, à votre guise.

    Charles Baudelaire

    par Marie - tags : Baudelaire, prose
  • Les fleurs du mal

    Le 25/02/2009 à 21:52Des mots des autresCommentaires (0)Ajouter un commentaire

    Baudelaire les fleurs du mal

  • Rien à jeter

    Le 13/02/2009 à 22:27Des mots des autresCommentaires (0)Ajouter un commentaire

    Sans ses cheveux qui volent
    J'aurais, dorénavant,
    Des difficultés folles
    A voir d'où vient le vent.

    Tout est bon chez elle, y a rien jeter,
    Sur l'île déserte il faut tout emporter.

    Je me demande comme
    Subsister sans ses joues
    M'offrant de belles pommes
    Nouvelles chaque jour.

    Tout est bon chez elle, y a rien jeter,
    Sur l'île déserte il faut tout emporter.

    Sans sa gorge, ma tète,
    Dépourvu' de coussin,
    Reposerais par terre
    Et rien n'est plus malsain.

    Tout est bon chez elle, y a rien jeter,
    Sur l'île déserte il faut tout emporter.

    Sans ses hanches solides
    Comment faire, demain,
    Si je perds l'équilibre,
    Pour accrocher mes mains ?

    Tout est bon chez elle, y a rien jeter,
    Sur l'île déserte il faut tout emporter.

    Elle a mile autres choses
    Précieuses encore
    Mais, en spectacle, j'ose
    Pas donner tout son corps.

    Tout est bon chez elle, y a rien jeter,
    Sur l'île déserte il faut tout emporter.

    Des charmes de ma mie
    J'en passe et des meilleurs.
    Vos cours d'anatomie
    Allez les prendre ailleurs.

    Tout est bon chez elle, y a rien jeter,
    Sur l'île déserte il faut tout emporter.

    D'ailleurs, c'est sa faiblesse,
    Elle tient ses os
    Et jamais ne se laisse-
    rait couper en morceaux.

    Tout est bon chez elle, y a rien à jeter,
    Sur l'île déserte il faut tout emporter.

    Elle est quelque peu fière
    Et chatouilleuse assez,
    Et l'on doit tout entière
    La prendre ou la laisser.

    Tout est bon chez elle, y a rien jeter,
    Sur l'île déserte il faut tout emporter.

    Georges Brassens.

    par Marie - tags : Brassens
  • Le pouvoir de l’engagement

    Le 04/02/2009 à 14:10Des mots des autresCommentaires (1)Ajouter un commentaire

    "Tant que nous ne nous engageons pas, le doute règne, la possibilité de se rétracter demeure et l'inefficacité prévaut toujours.
    En ce qui concerne tous les actes d'initiatives et de créativité, il est une vérité élémentaire dont l'ignorance a des incidences innombrables et fait avorter des projets splendides.

    Dès le moment où l'on s'engage pleinement, la Providence se met également en marche.
    Pour nous aider, se mettent en oeuvre toutes sortes de choses qui sinon n'auraient pas lieu.
    Tout un enchaînement d'événements, de situations et de décisions créent en notre faveur toutes sortes d'incidents imprévus, des rencontres et des aides matérielles que nous n'aurions jamais rêvé de rencontrer sur notre chemin...

    Tout ce que tu peux faire ou rêver de faire, tu peux l'entreprendre.
    L'audace renferme en soi génie, pouvoir et magie."

    Goethe

    par Marie - tags : engagement, pouvoir, Goethe

S'abonner au fil d'information RSS de ce blog

copyright prose-poetique.com Site déposé © n°UGZ218B. Textes déposés © n°SEZ7178 & © n°UGZ218C et suivants.

Marie Hurtrel, artiste peintre plasticienne, infographiste Pic'Art de l'Assoumière du poète  Anne Cillon Perri Recueils poétiques LexisArte Cleopatraradio
Aide humanitaire aux orphelinats en Haïti et en Russie favoris du web Top Art-Littérature
Design©
Marie Hurtrel
Contact webmaster
Mon statut
Ecrivain
sur BIG-annuaire
Mozilla Firefox
Installez Firefox
Page Rank
CSS Valide !