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manifestation 8 mars à Nation à 18h30 pour l'égalité femme-homme from Fatima Benomar on Vimeo.
Ici, sur Calaméo, un extrait des "Didascalies d'un séisme" du poète Fernando d'Almeida.
C'est une petite avancée dans un poème à tirer les larmes et la conscience par tous les pores de ses structures motifiées, entre les mots venus de leur au-delà, inspirés, parce que "la mort truque et traque la vie" (p.36) et se taisent les corps exsangues écartelés sur le silence de l'île dans ses pleurs. C'est un livre à dire, un poème précieux et plus encore, parce qu'Haïti qui tremble, c'est l'île au ciel effondré et sous les mots inconsidérés, alors que le poète relève ce que le souffle terrestre médit, pour offrir des crépuscules qui célèbrent les morts sous la vie s'imposant sur les décompositions humaines.
Brigitte Rouan - Violences Conjugales
envoyé par filmsdupoisson
Festival du Premier film :
huit films en compétition
et des réalisateurs de prestige
Que veux-tu que je te dise
© Paul Nwesla Biyong
Que veux-tu que je te dise
Que l’an deux mil neuf s’en est allé
Avec ses gémissements horribles
Ses fleuves en crue sillonnant les flancs échevelés des terres mouillées
Ses explosions de gaietés cadavériques
Milles morceaux choisis émiettés
Lendemains amputés sur les terrains démilitarisés
L’océan respirant à vagues déployées
Exhalant affaissements
Inondations
Sinistres
Rasages
Ravages
Que veux-tu que je te dise
Que l’an deux mil neuf s’en est allé
Avec
Au bas mot l’avènement obamal
Une mort du racisme dit-on
La mort de Bongo
Les morts de Madoff
Les chèques de coupe en algue
Ces rues qu’on reboise
Les forêts contrariées
L’entêtement d’un ahmadinejad
Les défis des poulets pakistanais
Le râle du pas peuple
Trop de vaccins pour l’Agrippa surestimée
Les grands bonds du Japon
Chinent de sa réussite
Bolly-Hollywoodisme
Un messie ballon d’or
Les promus à la coupe du monde de football
Que veux-tu que je te dise
Que la guerre est finie
La paix revenue
Moudjahiddines et talibans
Ben L’Amen et ses anges
Chantres passionnés entonnant Tartare
Armaguedon étonnant la Statue de la Liberté
L’Afrique émettant des sons audibles
Pour ses peuples affamés de vivres
Luxueuses cylindrées
Comptes en Suisse
Et du sang débordant des ethnocides
La putrescence du droit de vivre des villageois
Darfour
Sur le front le sceau de la fin
Je ne fais que parler
De cela tu as raison
Mon pouvoir impotent
Et cela amuse
Les autres qui font
L’enfer
Que veux-tu que je te dise
Que j’ai connu de bons poètes
Des amis
Des frères
Oui
Un second fils
Des promesses
Une belle santé
Révolution de ma plume
Des cœurs qu’écorche l’immonde dehors
Assemblent toutes leurs ondes
Positives
Chaque jour renouvelle la pensée
Affronte fermement la flemme
La froidure incisive des causes perdues
Berlue si je dis
Je ne suis plus seul
Je ne suis plus seul
Une larme d’amour perle richement sur cette face
Prémonition d’outre-monde d’autres liens
Qui délivrent
Délient la langue de la liberté
Liberté
Mes ailes
Même virtuelle
Qu’est-ce qu’elle sent bon
Que veux-tu que je te dise
Que l’avenir est vert
Espoir autorisé
Ses plaies cautérisées
De toute façon les attentats sont trop souvent manqués
Les suspects appréhendés
L’amorce des sentiers de paix
Est-ce vraiment ce que tu m’entends dire
L’entente
L’harmonie
Ce calme inespéré
Couleront à flots sept années
Aucune hérésie dans les temples
Eglises et mosquées
Les prophéties émises
Apprises et comprises pour l’intérêt des désintéressés
Derrière les dirigeants aucune éminence grise
Je m’égare
Ce n’est ni régulier ni poétique
Juste des vœux criés à vau
L’eau
Bonne année
Le dire à la fin mais non au début
Pourtant la fin est le début
De ma nuit au matin
J’ai veillé
J’ai vieilli
Sous le poids de ton absence
Une lueur sur mon visage
Quand le jour est venu
Sans le soleil
Cette autre fois
J’écoute la rue
Le ruisseau
L’herbe qui mouille sa tige
Les animaux venus irriguer des gosiers arides
Seul des cris
De joie
Beaucoup de joie
De peine
Encore plus de peine
Comme une nuit inachevée sondant ma patience
Mon mérité à connaître les joufflus jours heureux
Loin d’ici
Bas
Aveugle
Sourd
Muet.
La journée sans immigrés :
Manifeste du Collectif « La journée sans immigrés : 24h sans nous ! ».
Faisons du 1er mars une journée historique.
Nous, femmes et hommes, de toutes croyances, de tous bords politiques et de toutes couleurs de peau, immigrés, descendants d’Immigrés, citoyens conscients de l’apport essentiel de l’immigration à notre pays, en avons assez des propos indignes tenus par certains responsables politiques visant à stigmatiser ou à...
Et à Lyon aussi il faut montrer que sans nous, la France....
1ère réunion où vous viendrez avec vos idées !
Car nous avons besoin de tout le monde et de toutes vos idées.
Le 2 décembre à 19 heures
La Maison du Peuple de Pierre Bénite
Avant hier, avec mes lutins, au café Liberté, j'ai ouvert le livre de Anne Cillon Perri, Chanson pour Marennes et Oléron, juste reçu, et j'ai lu, et je me suis promenée sur les images au bord des mots comme un bord de mer, les pieds nus en prose dans les vaguelettes, vagues de mer et de remous intérieurs poétiques, entre Oléron et Afrique, à la douceur se mêle toujours un silencieux cri.
Mon petit lutin, Cergueï, s'est joint à ma lecture, il n'a pas tout saisi du sens je crois, mais la musique des mots lui a plu, et "encore la chanson de Pierre" disait-il, et encore nous avons lu.
Collectif d’auteurs, En chemin elle rencontre…, Éd. des ronds dans l’O, 2009
Si pour Aragon “la femme est l’avenir de l’homme” un tas de salopards nous rappellent chaque minute que le chemin est encore long !
Une femme meurt tous les 2 jours et demi sous les coups de son conjoint, environ 70 000 adolescentes de dix à dix-huit ans sont menacées d’être mariées de force, entre 55 000 et 65 000 fillettes ou femmes sont mutilées ou menacées de l’être. Chaque année dans le monde, 5 000 femmes sont tuées au nom de l’honneur, des centaines de milliers de femmes sont victimes de la traite en vue de la prostitution… Pour que les femmes osent parler, pour briser le silence, pour une prise de conscience et de responsabilité, les artistes, femmes et hommes, se mobilisent pour la défense du droit humain. L’ouvrage bénéficie du soutien d’Amnesty International.
Parution en septembre 2009
Les artistes du collectif : Adeline Blondieau, Isabelle Bauthian, Philippe Caza, Daphné Collignon, Eric Corbeyran, Carine De Brab, Lucien De Gieter, Didjé, Renaud Dillies, Christian Durieux, René Follet, André Geerts, Fred Jannin, Kness, Kris, Kroll, Denis Lapière, Emmanuel Lepage, Magda, Malik, Charles Masson, Alain Maury, Marie Moinard, Rebecca Morse, Nicoby, Jeanne Puchol, Guy Raives, Sergio Salma, Aude Samama, Séraphine, Bernard Swysen, Turk, Damien Vanders, Philippe Xavier
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